Projet de fermeture de classe à Arago : comment se mobiliser ensemble !

 

Chers parents,

Vous avez peut‑être appris que l’école élémentaire Arago pourrait perdre une classe à la rentrée prochaine, pour la deuxième année consécutive. Cette décision peut sembler technique ou uniquement liée aux chiffres… mais ses conséquences sont très concrètes pour nos enfants. Voici pourquoi :

1. Une fermeture de classe, ce n’est pas « juste » quelques élèves en plus
Sur le papier, les effectifs moyens resteraient autour de 23‑24 élèves par classe. Mais en réalité, cela signifie :

  • 26 à 28 élèves dans certains niveaux,
  • moins de marges pour adapter les groupes,
  • moins de possibilités de rééquilibrer les classes.

Or, des classes à effectifs raisonnables sont une condition essentielle d’un enseignement de qualité et de bonnes conditions de travail, pour les élèves comme pour les enseignants.

2. Une école inclusive a besoin de moyens
L’école Arago accueille aujourd’hui :

  • 11 élèves reconnus en situation de handicap (MDPH),
  • et à la rentrée prochaine, 2 enfants autistes non verbaux en CP,
  • ainsi que 8 élèves en grande précarité, hébergés en foyer.

Jusqu’à présent, ces enfants étaient répartis sur 10 à 11 classes, ce qui permettait une vraie mixité scolaire et un accompagnement adapté. Passer à 9 classes, c’est rompre cet équilibre : la charge devient trop lourde pour les enseignants et les conditions d’apprentissage se dégradent pour tous.

3. Moins de classes = classes surchargées en cas d’absence
Les enseignants absents sont aujourd’hui très souvent non remplacés. Concrètement :

  • avec moins de classes, les élèves sont répartis ailleurs,
  • les effectifs peuvent monter jusqu’à 30 ou 35 élèves ponctuellement.

C’est une situation déjà fréquente… qui ne fera qu’empirer avec une classe en moins.

4. Une double baisse de l’encadrement
À cela s’ajoute un autre point important : à la rentrée, les professeurs de la Ville de Paris (sport, musique, arts plastiques) seront moins présents, en raison des restrictions budgétaires. Nos enfants subiront donc une double diminution de l’encadrement :

  • moins d’enseignants,
  • moins d’intervenants spécialisés.

5. Une décision lourde de conséquences sur le long terme
Cette fermeture serait la deuxième en deux ans (l’an dernier, une classe a déjà été supprimée). Les effectifs de maternelle remonteront dès 2028, mais nous savons qu’une classe fermée est très rarement rouverte.
Dans un quartier où l’offre privée est forte, ce type de décision risque d’envoyer un signal négatif : celui d’une école publique qui n’aurait plus les moyens d’assurer qualité et inclusion. Cela pourrait entraîner une fuite vers le privé et aggraver les inégalités, à l’opposé des missions de l’Éducation nationale.

Se mobiliser contre cette fermeture, c’est défendre :

  • des classes à taille humaine,
  • une école publique inclusive,
  • la mixité sociale et scolaire,
  • la qualité de l’enseignement pour tous nos enfants.

C’est pourquoi notre action à tous est essentielle et que nous vous proposons de nous retrouver mardi matin 31 mars, à 8h15 devant l’école Arago pour aller ensemble manifester devant le rectorat afin d’essayer d’empêcher cette fermeture de classe et  être reçus par les instances du rectorat !

Afin de rendre cette action visible et fédératrice, nous vous proposons d’apprendre la chanson ci‑dessous d’ici mardi (sur l’air des Sardines de Patrick Sébastien) :

Ah qu’est‑c’qu’on s’ra serrés
À 30 dans cette classe
Chantent les élèves
Chantent les élèves

Ah qu’est‑c’qu’on s’ra serrés
À 30 dans cette classe
Chantent les élèves
Au beau milieu du cours de maths

Et la chorégraphie ? Il faut simplement sauter sur place.

Merci à toutes et tous pour votre implication !

ENFANTS ET PARENTS ATTENDUS POUR CE CONVOI JUSQU’AU RECTORAT 

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